Avec la permission du Royal British Columbia Museum
1052
Avec la permission du Royal British Columbia Museum
13086
Objet: paniers tressés
Emplacement actuel/Musée: Avec la permission du Royal British Columbia Museum, Victoria, Canada
Technique d’exposition: entrepôt
État: fragile, une certaine détérioration
Utilisation: récolte des mollusques et des baies; entreposage
Numéro de catalogue: 1052
Époque: acquis en 1884
Acquéreur: Captain Henry Chittendem
Site de collecte: territoire des Salish du littoral, détroit de Georgia
Matériaux: racines de cèdre, lamelles èdre, brindilles
Taille/Dimensions: hauteur : 34,5 centimètres, largeur : 31 centimètres
Utilisation: récolte des baies, entreposage, préparation de la nourriture
Numéro de catalogue: 13086
Époque: acquis en 1969
Artiste: Annie Charlie
Site de collecte: Yale, Colombie-Britannique continentale
Matériaux: racines de cèdre, lamelles èdre, écorce de cerisier
Taille/Dimensions: hauteur : 25 centimètres, longueur : 17 centimètres, largeur : 15,5 centimètres
Les paniers comptaient parmi les outils les plus importants dans la vie d’une famille snuneymuxw. Il n’y a pas de contenants en poterie ni de pots en métal avant la rencontre avec les marchands européens ; donc, des paniers bien tressés étaient essentiels pour tout ce qui concernait les récoltes de nourriture et sa préparation. Les paniers avaient diverses formes et possédaient parfois des anses, parfois des lanières appelées sangles frontales qui permettaient de supporter le panier et son contenu sur le front. Les paniers snuneymuxw berçaient les bébés, transportaient eau, racines, laine, poisson ou protégeaient peignes et bijoux. On les utilisait aussi pour récolter des baies et des mollusques.
Pour faire les paniers, on utilisait la technique du tissage mais les fibres raides d’écorce de cèdre, de racine èdre, d’écorce de cerisier n’exigeaient pas de métier à tisser. La bobine ou partie horizontale du panier est tissée autour de planchettes qui sont la structure du panier. Ces planchettes peuvent être de fines lamelles de cèdre. Les racines èdre et d’épicéa sont recueillies, étuvées puis fendues en brins souples ou encore de l’herbe est coupée pour former le rouleau. Les paniers tressés utilisaient la technique simple des brins dessus dessous, ce qui crée une surface lisse. Dans le tressage à brins cordés, la bobine s’enroule autour des planchettes ou d’autres sections de la bobine, ce qui crée des textures différentes. Dans les paniers à palourdes, des sections ouvertes laissent passer l’eau de mer et égouttent les mollusques. Les paniers à eau eux doivent être étanches. Parfois, le fond des paniers à baies était recouvert de feuilles de chou puant pour empêcher les fruits de se taler. Les baies peuvent être difficiles à récolter dans de grands buissons épineux (et les plus mûres et délicieuses sont toujours juste un peu trop loin) alors il faut quelquefois utiliser un peigne à baies, en forme de griffe.
La sorte de tissage fait partie de la décoration. Les vanniers snuneymuxw utilisaient des écailles, dans lesquelles ils entouraient la bobine d’un brin d’écorce ou de fibre de couleur contrastée en plus pour créer un motif, aussi simple qu’une rayure ou un échiquier, ou plus compliqué comme un animal ou une personne à beaucoup de couleurs. Ces paniers, échangés sur toute la côte, utilisaient les mêmes styles à bien des endroits.
Les paniers traditionnels et leurs techniques ont maintenant disparu et c’est pourquoi il est difficile de trouver un panier « snuneymuxw ». Les deux qui sont exposés ici viennent de l’Île de Vancouver et de Salish du littoral du Fraser et utilisent les mêmes formes, matériaux et techniques autrefois familiers à la vannerie snuneymuxw.








