Objet: canoë
Utilisation: transport, pêche
Époque: collecté en 1934; construit vers 1850
Acquéreur: William Barraclough
Matériaux: cèdre rouge de l’ouest
Taille/Dimensions: longueur : 4,6 mètres, largeur : 75 centimètres au point le plus large
Site de collecte: Nanaimo, Réserve no.1
Emplacement actuel/Musée Nanaimo District Museum, Nanaimo, Canada
Numéro de catalogue: 1975.146.001
Technique d’exposition: vitrine en plexiglas dans la galerie principale
État: détérioration du bois et des joints étanches, bouchons perdus
L’un des objets les plus importants fabriqués et utilisés par les Snuneymuxw, le canoë était creusé dans des cèdres rouges géants choisis avec soin et les pagayeurs s’en servaient avec adresse et fierté. C’était le moyen de transport qui reliait les villages et les autres Nations. Les Snuneymuxw l’utilisaient pour aller à la chasse, la pêche et la récolte selon les saisons, se déplaçant dans les eaux protégées des îles du territoire snuneymuxw, sur la rivière Nanaimo et ses affluents ou plus au large quand ils allaient vers le fleuve Fraser et plus loin encore.
Ce canoë provient d’un seul tronc, creusé à l’aide d’outils affûtés dits herminettes. Bien des sculpteurs pratiquaient aussi la combustion contrôlée, après quoi, le bois brûlé était enlevé. Pour former et élargir les coques des canoës, on les remplissait d’eau qu’on faisait presque bouillir en y jetant des pierres chaudes. Quand la pirogue humide et chaude était assez souple, on insérait des bâtons de cèdre comme écarteurs afin de donner la forme désirée à l’embarcation. L’avant et l’arrière des canoës, la poupe et la proue, étaient relevés, ce qui permettait aux pagayeurs de fendre les vagues et de tirer le canoë sur les plages. Le gros bout, la plus grande largeur du tronc, déterminait quelquefois la taille de la proue, qu’on pouvait aussi ajouter séparément comme la poupe. Les variations dépendaient de si on construisait la pirogue pour la chasse ou pour transporter des marchandises.
William Barraclough a acquis le canoë exposé ici et en a éventuellement fait don au Musée du district de Nanaimo. Voilà ce qu’il a écrit alors qu’avec un ami, il cherchait un canoë vers 1934 : « On a parlé avec un vieil Indien qui habitait pas loin ; il a dit que son père l’avait souvent emmené pêcher le saumon sur le fleuve Fraser dans ce canoë. »









