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Une photo d’un  virage dans la rivière Nanaimo à l’automne.
La rivière Nanaimo
Photo avec la permission de Angela Andersen
Canoë

Les constructeurs de canoë snuneymuxw choisissaient avec soin des cèdres rouges de l’ouest (Thuja plicata), ces arbres géants qui poussent jusque sur le rivage, mais il est rare de trouver un grand arbre droit avec un bon grain et peu de branches. Il fallait aller les chercher au profond de la forêt et tester le bois de l’intérieur avant de le couper avec des coins et des outils. Un arbre de la bonne taille peut avoir entre 400 et 800 ans et être massif ; donc, on commençait à tailler la forme dans la forêt avant de tirer le cèdre sur la rive pour le creuser. Les Snuneymuxw sont intimement liés aux cèdres et rendent grâce pour les avantages qu’ils en tirent. Ces arbres, pour leur part, conviennent parfaitement à la construction d’embarcations à cause de leur taille, leur grain serré et leur huile qui réduit la pourriture et qu’on trouve dans les arbres plus vieux.

Une nouvelle génération de Snuneymuxw aspire à construire des canoës et apprend sous la tutelle de la poignée d’experts qui restent. C’est un défi de travailler les canoës de la manière traditionnelle dans lèdres géants car il n’en reste pas beaucoup des forêts anciennes. Cela fait longtemps que ces arbres géants ont été coupés par les bûcherons et il en reste peu, à un prix abordable. Ce changement écologique a provoqué un glissement dans la tradition du canoë, donnant les canoës d’écorce, qui sont montés à partir d’un assemblage de plusieurs segments de cèdre assemblés, plutôt que d’un arbre.

Les canoës de course peuvent être faits de plexiglas et les constructeurs se tournent vers d’autres espèces d’arbres comme le pin blanc (Pinus monticola). De forme symétrique, cet arbre pousse sur le territoire snuneymuxw et dépasse les 40 mètres de haut. Les pagaies sont traditionnellement faites en érable grandifolié (Acer macrophyllum) et quelquefois en cèdre jaune (Chamæcyparis nootkatensis).