Avec la permission du Nanaimo District Museum
Photo avec la permission de la Première nation Snuneymuxw
Les Snuneymuxw tissaient beaucoup de couvertures en vue d’un grand potlatch, les pliant en piles souples sur une plateforme le long de la grande maison Source. De cette façon, tous les invités pouvaient mesurer la richesse de la communauté. Le potlatch est l’un des événements sociaux et économiques des plus importants pour les Premières nations du nord-ouest du Pacifique. Il se faisait pour honorer quelqu’unès sa mort ou lorsqu’il recevait son nom. Les invités venaient de la communauté, de villages voisins et d’autres Nations le long de la côte. De par le passé, jusqu’à 300 personnes pouvaient y participer et chacun avait droit à un festin, un bon accueil et des présents de leur hôte.
Les présents se donnaient selon le rang et un chef pouvait recevoir un objet de valeur tel qu’un canoë. Les invités se devaient d’offrir des présents similaires lors de leurs propres potlatchs et c’est ainsi que les couvertures, la nourriture et d’autres articles importants se distribuaient dans un cycle économique continu.
Beryl Cryer a noté une histoire que lui a racontée une femme appelée Tzea-Mntenaht. Su-Quen-Es-Then, un Snuneymuxw qui avait enlevé et épousé une Haida, chercha à faire la paix avec la famille de celle-ci en offrant un potlatch et en donnant des couvertures en présent :
« Toutes ses couvertures étaient apportées, comptées et empilées en grands tas – il en avait des centaines – et à côté d’elles on plaçait des piquets en cèdre — un par couverture — qui seraient ensuite amenés dans les canoës quand ils partiraient « appeler » les gens au Clan-Ach [potlatch], et on donnerait un piquet à chaque homme appelé, de sorte que quand le jour viendrait pour donner les présents, il n’y aurait pas d’erreur et chaque homme recevrait une couverture. »
Tstass-Aya déclara à Cryer :
« Su-Quen-Es-Then était un homme très riche. Il a toujours beaucoup de laine pour les couvertures et ède plus de couvertures que n’importe quel homme de la tribu. Je dois dire que c’est lui qui a fabriqué les bâtons pointus que nos gens utilisaient pour attacher leurs couvertures sur eux et on appelle ces bâtons Su-Quen-Es-Then en son honneur. »








