Photo avec la permission de la Première nation Snuneymuxw
Les couvertures jouent un rôle important dans la culture snuneymuxw moderne. Ce sont de précieux présents offerts lors d’occasions spéciales et à des invités qui ont contribué de façon notable. Ellen White, une des anciens, a publié Legends and Teachings of Xeel’s, The Creator en 2006 et l’équipe d’édition et de publication a reçu des couvertures lors du lancement du livre. Ces couvertures provenaient de la collection personnelle d’Ellen White et provenaient d’aussi loin que d’Asie.
Les couvertures d’échange venaient des expéditions russes et européennes qui troquaient des couvertures en laine contre des fourrures de loutres de mer au 18 et 19e siècle. La Compagnie de la Baie d’Hudson a compris l’importance des couvertures pour les Salish de la côte et en a apporté en grand nombre pour négocier dans le Pacifique nord-ouest. En 1851, une couverture d’échange de la CBH valait 60 saumons frais (Hawkins, 8). La tradition du tissage, qui prenait beaucoup de temps et exigeait beaucoup de travail, car il fallait travailler avec un métier en plus de ramasser et filer la laine, le duvet et les fibres de plantes, a été vite remplacée à cause de l’accès aux textiles européens.
Les Snuneymuxw ne tissent plus leurs épaisses couvertures mais celles-ci conservent leur importance en tant que présent et symbole. Les grands magasins de la région de Nanaimo stockent des couvertures de toutes sortes en grande quantité. Avant un potlatch, ils vendent souvent des exemplaires de très grande qualité. Les couvertures se donnent et se portent lors de cérémonies qui se passent dans la grande maison Source.








