Avec la permission de Parcs Canada
Les fibres utilisées pour fabriquer les couvertures snuneymuxw comprenaient une variété de matériaux doux et chauds, ramassés sur leur territoire et échangés avec les Salish de la côte de la région du Fraser. La chèvre sauvage (Oreamnos americanus) est un animal à sabots agile et connu pour sa capacité d’escalader des flancs de montagne rocailleux et à pic. Elle n’appartient pas à la famille des chèvres, mais on retrace ses ancêtres parmi les moutons sauvages et leèvres alpestresèvres ont déjà été nombreuses et continuent d’habiter la chaîne côtière de la Colombie-Britannique, le long des versants et des canyons du fleuve Fraser, mais pas sur l’île de Vancouver.
Il se faisait un grand troc de poils de chèvre du continent vers l’île de Vancouver. Les Snuneymuxw et d’autres communautés salish de l’île voulaient tisser leurs couvertures avec le long poil touffu et blanc qui permet aux chèvres de se camoufler dans le paysage enneigé des hauts sommets. Même si les chèvres étaient quelquefois attrapées et écorchées, leurs poils se ramassaient par touffes accrochées aux buissons et aux branches. En général, les poils protecteurs plus longs et plus grossiers étaient séparés du sous poil plus doux destiné à être filé et tissé.
La plupart des couvertures combinaient le poil de chèvre et d’autres matériaux, comme la fourrure des chiens blancs spéciaux, le duvet blanc de canard et les fibres de plantes. L’ortie (Urtica dioica) est une plante aux feuilles étroites et minuscules poils qui piquent au contact de la peau. Les tiges étaient ramassées, séchées et roulées et donnaient des fibres fines et soyeuses, ce qui permettait de fabriquer des filets et tisser des couvertures. On utilisait aussi le cèdre rouge (Thuja plicata) martelé et assoupli.








