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Une photo de deux  cardes fileuses utilisées pour peigner les matériaux tels que les poils de chien ou de chèvre avant le filage.
Brosser la laine
Avec la permission du Royal British Columbia Museum
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Fusaiole

Les hommes gravaient des fusaioles pour leurs soeurs, leurs femmes et leurs filles. Les femmes snuneymuxw étaient des fileuses de talent, faisant des balles de laine à partir de touffes de poils de chèvre blanche de montagne et de chien, de duvet de canard, d’ortie duveteuse et des brins d’épilobe. Ces fibres une fois recueillies ou échangées étaient cardées, peignées pour les alléger et les libérer des nœuds et de la saleté. En filant la laine, les femmes entortillaient les fibres ensemble, défaisaient les nœuds et les préparaient au tissage des couvertures.

Une fileuse expérimentée commençait par prendre les brins dans son panier de travail et les entortillait. Elle enfilait ce brin, ou mèche discontinue, au travers du trou central de la fusaiole et y passait ensuite le bâton jusqu’à ce qu’il s’ajuste bien. La fileuse faisait tournoyer habilement la fusaiole en tenant une extrémité du bâton et en faisant rouler sur sa cuisse l’autre extrémité. La fusaiole était constamment relevée et roulée dans la même direction, la broche entre les genoux. Une fois qu’un fil épais se formait, il s’entortillait au-dessus du bâton et la fileuse y ajoutait des fils de son panier. Une fois filé, le brin était prêt à être mis en balle et entreposé.

La laine snuneymuxw peut se faire en roulant les fibres entre les mains et contre la cuisse ou avec les magnifiques fusaioles sculptées. Beryl Cryer a parlé de rendre visite à une Snuneymuxw du nom de Tsass-Aya dans les années 1930 et a noté deux différentes sortes de fusaiole. Une se faisait avec le couvercle d’un seau, l’autre avec une machine à coudre retapée.

« Au lieu de l’ancienne méthode ennuyeuse de filer avec un bâton pointu passé à travers un seau à suif, utilisé par ma vieille amie, Tsass-Aya a sa machine. C’était une pédale ordinaire mise sur le dessus se trouvait une broche courte et lourde, une branche d’arbre sans écorce … sous ce bâton se trouvait une grande fusaiole, attachée à la machine pour la faire tourner vite. »