Avec la permission du Royal British Columbia Museum
Les ancêtres des Snuneymuxw ont vécu et prospéré pendant des milliers d’années dans l’environnement riche du sud-est de l’Ile de Vancouver. Ce qu’ils n’avaient pas sur leur territoire, ils l’échangeaient avec d’autres groupes, comme pour la néphrite, cette belle pierre résistante qu’on ne trouvait que dans la région de Lilloet et Lytton, à l’intérieur de la Colombie-Britannique. Avant que le métal ne soit disponible, la néphrite était la pierre de choix pour fabriquer des lames d’herminette.
La néphrite, qui est une sorte de jade, est verte naturellement mais peut devenir noire après avoir été exposée longuement à l’extérieur. Comme c’est une pierre très dure, en fait l’une des plus dures pour travailler, cela en fait un excellent outil de menuiserie.
Les manches d’herminette étaient faits en bois, de styles différents. On ignore à quelle sorte de manche cette lame était attachée car elle a été trouvée lors de fouilles archéologiques. C’est souvent le cas pendant les fouilles comme celle-ci parce que le manche en bois et la cordelette qui y rattachait la lame ont pourri depuis longtemps. On estime à 2000 ans l’âge du dépôt archéologique où il ne restait que cette belle lame d’herminette, fabriquée avec beaucoup d’art.
Les maillets sont souvent faits en diorite, gabbro et granit. On doit examiner une mince section de la pierre ou d’une surface cassée récemment afin d’identifier ce type de roche car la surface extérieure du maillet devient polie et lisse et on ne peut plus voir les détails de la pierre. Le matériau du maillet de cette collection n’a pas été identifié.
Les coins, surtout ceux de grande taille, étaient souvent faits de bois de chevreuil. Le wapiti de Roosevelt (Cervus elaphus roosevelti) est une sous-espèce d’élan qui vit dans l’Ile de Vancouver. Le coin de cette collection est fait de ramure de wapiti. Les coins étaient aussi en bois dur, surtout en if de l’Ouest (Taxus brevifolia). En fait, certaines langues de la côte appellent l’if la « plante à coins ». Les autres arbres utilisés pour faire des coins étaient le pommier sauvage de l’Ouest (Malus fusca), l’érable grandifolié (Acer macrophyllum) et l’épicéa de Sitka (Picea sitchensis).








