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Une photo de James Lekuus debout devant un écran et portant une cape et un masque.
James Lekuus avec masque et écran
Photo avec la permission de la Première nation Snuneymuxw
Une photo de madame James Lekuus debout devant un écran portant une cape et un masque.
Mme James Lekuus avec cape et écran
Photo avec la permission de la Première nation Snuneymuxw
Masque

Les grands canoës de cèdre ont emmené les Snuneymuxw au nord et au sud de l’île de Vancouver et au fleuve Fraser, par delà le détroit de Georgia. Les rencontres avec les autres peuples étaient très importants pour l’économie et la vie sociale des Snuneymuxw. Souvent, des canoës remplis de gens venus de loin étaient reçus par un festin quand ils arrivaient en territoire snuneymuxw.

Le mariage était une autre façon de créer des contacts et des liens économiques. En plus d’accroître les liens d’amitié et donc de réduire les conflits, le mariage entre les groupes augmentait le nombre d’invités aux potlatchs (et donc d’invitations en retour). Les liens du mariage augmentaient les droits de propriétés pour les Snuneymuxw et leur donnaient accès aux sites de pêche et de récolte de la côte ouest de l’Île de Vancouver et du bas Fraser. L’épouse snuneymuxw d’un homme du nord pouvait léguer des droits de pêche et de chasse à ses enfants dans une région toujours plus riche en ressources. Certains mariages pouvaient même être arrangés dans le seul but d’accéder à ces régions si prospères. Les Snuneymuxw réclament encore des sites de pêche sur le Fraser, à Sechelt, Porlier Pass, Cape Mudge et d’autres régions qui leur ont été données par mariage. C’était un avantage pour les autres Nations d’avoir un pied à Nanaimo à cause des emplois offerts par l’industrie du charbon, du bois et des conserveries à la fin du 18e et au début du 20e siècle.

Beaucoup de masques ont été fabriqués sur le territoire snuneymuxw mais ce n’est pas le cas de celui- ici. Il représente le lien existant entre les Snuneymuxw et leurs voisins du nord, de ce qui s’appelle aujourd’hui l’île Quadra. Le bois léger est couvert de détails créés par des pigments mélangés à de la peinture rouge, noire et bleue. De la même façon qu’on préparait les teintes pour la laine et les paniers, les sculpteurs mélangeaient des racines, des noix, des feuilles et des minéraux comme l’ocre à la peinture et embellissaient leurs masques. À partir de la fin des années 1800, on a utilisé la peinture commerciale qui offrait une plus grande palette de couleurs.