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Une photo de Mary Rice, sa fille Emma et sa petite-fille Ellen cueillant des quenouilles.
Mary Rice, sa fille Emma et Ellen, sa petite-fille
Photo avec la permission de la Première nation Snuneymuxw
Plisseur pour natte

On ne sait pas exactement quel animal est représenté sur ce plisseur pour natte. Les artisans des outils les personnalisaient en gravant les manches. Au niveau spirituel, le motif peut représenter la source du pouvoir de l’artisane. Souvent, ce sont des oiseaux ou des canards, ce qui est logique car le gibier d’eau était associé aux marais où on ramasse les massettes et le scirpe. Certains membres de la communauté pensent que c’est peut-être un chevreuil, même si les oreilles n’ont pas tout à fait la bonne forme. C’est peut-être un chien, puisque les petits chiens blancs étaient liés au tissage et au travail des femmes. Même si la fabrication des nattes était du ressort des femmes, il y avait une grande flexibilité dans la division des tâches de l’économie salish et les hommes pouvaient aider les femmes. Une fois ramassées, les tiges de scirpe et les feuilles de massette étaient placées sur le sol et séchées au soleil. Les Snuneymuxw et les Snaw-Naw-AS, juste au nord de Nanaimo, humidifiaient les feuilles avant de fabriquer les nattes, pour peut-être éviter qu’elles ne se fendent. Une fois qu’elles étaient prêtes, on plaçait les tiges et les feuilles côte à côte en alternant les pointes effilées et les bouts épais pour produire un bord régulier.

Les nattes en massette exigeaient de longues aiguilles dures de forme triangulaire (vue en coupe), provenant habituellement de l’holodisque (ou encore « bois de fer ») connu pour sa force et sa rigidité. On enfilait une fibre de fibre d’ortie ou une cordelette faite de massette même alors que maintenant, on utilise du coton.

L’aiguille et son fil passaient à travers une rangée de feuilles d’un côté à l’autre et on s’assurait que chaque feuille avait été percée. Ensuite, on laissait la longue aiguille dans les feuilles et la natte à plat et on utilisait le plisseur pour natte.

On appuyait celui-ci le long de l’aiguille en plissant au fur et à mesure les feuilles contre l’aiguille. La rainure qui longe le dessous du plisseur pour natte est faite de manière à accommoder la forme de l’aiguille.

Le plisseur pour natte s’utilise pour deux raisons: d’une part, plisser les feuilles de massette pour qu’elles ne se séparent pas et d’autre part, minimiser la déchirure des feuilles lorsque le fil ou la corde passe à travers. Une fois que l’aiguille est tirée, le bout de corde ou de fil était attaché au suivant et cousu tous les 10 centimètres ou 4 pouces environ le long de la natte.

Une fois que ce processus était fini pour toute la natte, les bords des feuilles étaient repliés et attachés. Dans certains cas, les feuilles et les tiges étaient tressées. Une natte présente une série de stries parallèles formées par le plisseur pour natte quand il appuie sur l’aiguille triangulaire.