Photo avec la permission de Angela Andersen
Les personnages des poteaux snuneymuxw représentent les traditions culturelles de la communauté, comme la danse sxwayxwuy et les potlatchs, qui deviennent encore plus importantes lorsque la culture en objet disparaît. Ce qui aurait été le cas pour les Snuneymuxw quand d’énormes quantités d’objets ont été enlevées par des collectionneurs, des anthropologues et des musées au début du 20e siècle.
En 1884, le gouvernement canadien a commence à interdire les potlatchs et d’autres cérémonies autochtones. Les potlatchs étaient bannis pour rompre les liens avec les coutumes traditionnelles, intégrer et assimiler les autochtones encore plus à la culture européenne. La perte des traditions et des objets culturels, alliée à l’arrivée de la petite vérole, a porté un grand coup aux Snuneymuxw. C’est un témoignage de leur force que d’avoir persévéré et réussi à maintenir leur culture distincte malgré les obstacles apparemment insurmontables.
Il leur a fallu attendre jusqu’en 1951 pour recommencer à tenir des potlatchs publics. De nos jours, les potlatchs se passent dans la grande maison communautaire et on les tient le plus souvent lorsqu’on nomme un jeune ou tient une commémoration en l’honneur d’un mort.
A ces cérémonies, on joue des tambours et on chante. Quand on demande à un membre de la communauté de participer à un événement public à Nanaimo, un ancien ou un représentant de la communauté chante et s’accompagne d’un tambour. Du lancement d’un livre en honneur des anciens aux cérémonies de fermeture de la très aimée aréna de la crosse, la nation snuneymuxw partage sa culture avec les autres en jouant du tambour et en chantant en hal’q’uminin’um.








