Dès l’arrivée des premiers capitaines européens dans le nord-ouest du Pacifique au 18e siècle, les collectionneurs ont apprécié la beauté et la qualité des outils, des tissus, des masques et autres sculptures des Premières Nations. A la fin des années 1800 et au début des années 1900, bien des objets fabriqués par les Snuneymuxw ont été envoyés dans des musées au Canada, en Europe et aux Etats-Unis. Ces objets font partie de collections anthropologiques qui comprennent d’anciens matériaux archéologiques trouvés lors de fouilles spécifiques et de matériaux ethnographiques provenant de la communauté locale.
Les musées qui possèdent des objets snuneymuxw en Europe sont le Musée ethnographique de Berlin et le British Museum de Londres. Aux Etats-Unis, ce sont le Field Museum de Chicago, l’Institution Smithsonian (Musée national des indiens américains et Musée national d’histoire naturelle) de Washington, D.C. et le Musée Burke de Seattle. Au Canada, le Musée canadien de la civilisation d’Ottawa, le Musée royal de la Colombie-Britannique de Victoria, le Musée d’anthropologie de l’Université de la Colombie-Britannique de Vancouver et le Musée du district de Nanaimo qui possèdent diverses collections archéologiques et ethnographiques d’objets provenant de la région de Nanaimo.
Les Snuneymuxw, en se tournant vers leurs traditions ancestrales et leurs anciens pour apprendre à propos de ces objets de leur passé, sont entrés en pourparlers avec les musées pour la restitution des collections de leur communauté. La restitution de ces collections et de l’information aux communautés est quelquefois appelée rapatriement car elle peut aussi s’apparenter au retour de restes humains à leur dernière demeure. Selon les Premières Nations et les musées concernés, ainsi que les pays où ils travaillent, cette restitution peut prendre diverses formes, comme un emprunt d’objets et le partage d’information et d’articles entre les musées et les communautés.
Au Canada, des sections spéciales dans les négociations des traités peuvent négocier les collections du Musée canadien de la civilisation, Parcs Canada et le Musée royal de la C.-B. par le biais du Processus de négociation des traités officiel. Ces traités peuvent mener à une entente formelle sur le partage des objets via le transfert des titres de collections et comprendre un accord des prêts d’articles.
Dans les traités, certaines conditions permettent aussi de négocier une entente de conservation, c’est-à-dire qu’elles stipulent la manière dont les objets qui restent dans des musées sont entreposés, utilisés et interprétés. Grâce aux traités, certaines parties de collections sont légalement et physiquement transférées aux Premières Nations. Le gouvernement Nisga’a Lisims est en pleine planification d’un musée dans une de ses communautés et les collections Nisga’a du Musée canadien de la civilisation et du Musée royal de la C.-B. seront elles aussi transférées dans un musée.








